Emménager dans une nouvelle demeure, que ce soit un simple studio ou une grande maison, devrait être des plus excitants! Pourtant, comme cela implique forçément de déménager du logement précedent, cela s’avère souvent très stressant. Faute d’avoir acquis de nouveaux repères, on s’appuie sur les anciens - ce qui ne fonctionne pas!
Pour un emménagement rapide et zen, préparez-le soigneusement. Plus vous aurez consacré de temps au déménagement, plus l’emménagement sera rapide - avec un temps d’installation inversement proportionnel. Un simple exemple : emballer soi-même ses affaires est fastidieux, mais cela permet de les trier - ce qu’un déménageur ne pourra jamais faire à votre place - et donc, facilite et accélère leur rangement.
- L’idéal anti-stress : préparer l’espace au maximum pour s’accueillir. D’abord, se procurer un plan coté du nouvel espace - ou le relever soi-même si ce n’est pas possible, ce qui arrive pour les constructions anciennes.
- Etudier soigneusement ce plan pour se familiariser avec les lieux et prévoir l’emplacement des meubles - il sera possible de changer d’avis quand on se sera créé de nouveaux repères. Ne pas essayer de refaire à l’identique : une commode qui était dans la chambre peut trouver un usage différent et une meilleure place dans l’entrée.
- Au-delà de 2 pièces, l’espace doit être balisé pour faciliter le travail des déménageurs - ou des amis qui vous aident.
- Pour éviter la confusion générale et une perte de temps, assigner une couleur ou une dénomination par pièce et étiqueter de même les meubles et cartons en fonction de la pièce de destination.
- Pour ne pas entendre vingt fois “et ça, on le met où?”, faire des photos des gros meubles et les scotcher à l’endroit que vous aurez choisi.
La veille du déménagement :
- baliser l’espace.
- aménager la cave pour qu’elle soit prête à recevoir ce qui sera stocké.
- nettoyer les placards destinés à accueillir vaisselle, nourriture et vêtements.
- chauffer en hiver.
- s’assurer qu’il y a bien eau et électricité, vérifier les ampoules et mettre du papier dans les toilettes.
- Si possible, installer rideaux, tapis, nourriture et boissons pour se sentir déjà chez soi.
Tous ces conseils vous laisseront le temps d’ouvrir vos cartons au fur et à mesure de leur arrivée. Sinon, tout le déménagement livré, vider ses cartons immédiatement et s’en débarrasser.
Et aussi…Très important : avant de tout emballer, prévoir un “kit de survie” par personne. A la fin de la journée, on doit pouvoir manger, dormir, se laver et se changer sans avoir à ouvrir 15 cartons pour trouver une brosse à dents, un couteau ou le doudou du petit….
On est alors tout à fait prêt à profiter de son intérieur et de fignoler sa décoration!
“C’est fou ce que tu ressembles à ta mère!” Cette phrase, mon amie Caroline l’entend depuis son adolescence. Inutile de nier qu’elle est très flattée par leur ressemblance physique…Mais il lui est impossible de l’appliquer à leur façon de fonctionner car elles sont radicalement opposées. Sa mère accumule tout et n’importe quoi, sous toutes sortes de prétextes, de “ce sont juste des petites choses rigolotes et pas chères” à, émue, “ce sont vos affaires de classe du CM2″ - sans oublier, pire encore, “vous le vendrez quand je serai morte pour vous faire de l’argent”….Elle, elle ne s’encombre de rien - ressemblant ainsi à son père, qui ne sait rien garder, même ce qu’elle aimerait ou aurait aimé récupérer.
Entre le “au cas où” ou le “on ne sait jamais” et “après moi le déluge”, il y a certainement un chemin à suivre en commun.
Devoir faire le tri, vider un intérieur à la suite d’un décès est très éprouvant pour ceux qui restent. Vivre son deuil, intérioriser sa légitime tristesse n’est déjà pas facile - alors s’encombrer d’une charge affective inutile… Découvrir alors des choses qui ne nous regardent pas, comme des lettres d’amour - ou devoir décider de jeter ou vendre ci ou ça, c’est ajouter la peine à la peine…
Rendre service à ses enfants et les aider dans cette période qui sera, forçément, très difficile à vivre n’est pas si compliqué. Il suffit d’en prendre conscience et de s’y mettre dès maintenant!
Sans oublier que les enfants de ces enfants seront encore plus loin de ces souvenirs - au point même de s’y sentir totalement étrangers. Pour que petits-enfants puis arrière-petits-enfants s’inscrivent dans l’histoire de la famille et en perpétuent le souvenir, il suffit de penser à partager quand il est encore temps. Faire un arbre généalogique n’est pas si compliqué si l’on s’en tient à sa propre mémoire. Ecrire ses mémoires est aussi un bon moyen pour laisser une vraie trace de ce qu’a été une vie.
Ce sera alors un très bel héritage, à se transmettre de génération en génération et, en définitive, plus utile qu’une robe de mariée défraîchie et 10 menus de baptême jaunis.
Quelques gestes simples…
- Trier les papiers, factures et autres correspondances pour éliminer ce qui est inutile ou, si on n’arrive pas à s’en débarrasser, le ranger dans un carton étiqueté “à brûler après ma mort”.
- Classer les photos de famille en indiquant clairement qui est qui. “cousine Jeanne avec l’oncle Henri” ne suffira pas aux générations suivantes si on ne précise pas les dates (même approximatives) et les liens de famille. Les photos non identifiables peuvent passer directement à la poubelle!
- Se débarrasser des vieux vêtements, de la vaisselle ébréchée, des objets accumulés dans les placards et jamais utilisés. Jeter ce qui doit l’être et donner dès maintenant ce qui peut faire plaisir à l’un ou à l’autre.